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La voie Regordane est le tronçon cévenol de la route qui relie l’Île-de-France au Bas Languedoc. Son essor se situe vers 843, date où le traité de Verdun divise en trois l’Empire carolingien. Le chemin de Regordane devient alors l’itinéraire le plus oriental du royaume conduisant au port de Saint-Gilles. C’est d’ailleurs au cours du IXe siècle que Portes choisit saint Gilles comme patron, en souvenir d’un miracle qu’il aurait fait en y passant.
Du XIIe au XIIIe siècle, avec l’essor des villes, le chemin de Regordane est réaménagé : chaussées pavées, construction de ponts. Le trafic augmente, les péages sont devenus d’un excellent rapport. La seigneurie de Portes se situe à l’entrée des Cévennes et constitue un point de passage obligé.
Mais le traité de 1308 repousse les frontières jusqu’au Rhône. C’est alors la fin de « l’âge d’or » du chemin, les voyageurs préférant le sillon rhodanien. Par ailleurs, le climat devient plus humide au XIVe siècle. La voie, peu entretenue disparaît peu à peu.
Le chemin connaît un regain d’intérêt au XVIIIe siècle jusqu’à la construction de la route nouvelle au XIXe siècle.
Entre Luc et Alès, le Chemin français prend le nom de Chemin de Régordane. Il traverse, en effet, la provincia de Regordana, évoquée, en 1323, dans un acte du château de Portes, qui s'étend entre Alès, en Cévennes, Chamborigaud, Pradelles et Largentière. Régordane, dérivé de gord, gourd, racine d'un usage fréquent dans le pays, désigne à merveille, les vallées profondes que traverse ce chemin.
Le tracé naturel du Chemin de Régordane correspond à la faille ouverte, à basse altitude, dans la longue barrière formée par le Mont Lozère et le chaînon du Mas de l'Aire, au sud de Villefort. Les nombreuses sources qui la ponctuent sont précieuses pour les voyageurs.
Les romains empruntaient sans doute cette voie naturelle pour le transport des métaux. Mais, c'est, après le partage de l'empire carolingien, qu'elle devint l'axe oriental majeur, reliant l'Ile de France au port de Saint Gilles. La route est tracée sur les hauts-plateaux du Thort, de la Molette et de La Garde-Guérin, taillée dans le schiste sur les pentes de la vallée la Cèze.
La voie Regordane est le tronçon cévenol de la route qui relie l’Île-de-France au Bas Languedoc. Son essor se situe vers 843, date où le traité de Verdun divise en trois l’Empire carolingien. Le chemin de Regordane devient alors l’itinéraire le plus oriental du royaume conduisant au port de Saint-Gilles. C’est d’ailleurs au cours du IXe siècle que Portes choisit saint Gilles comme patron, en souvenir d’un miracle qu’il aurait fait en y passant.
Du XIIe au XIIIe siècle, avec l’essor des villes, le chemin de Regordane est réaménagé : chaussées pavées, construction de ponts. Le trafic augmente, les péages sont devenus d’un excellent rapport. La seigneurie de Portes se situe à l’entrée des Cévennes et constitue un point de passage obligé.
Mais le traité de 1308 repousse les frontières jusqu’au Rhône. C’est alors la fin de « l’âge d’or » du chemin, les voyageurs préférant le sillon rhodanien. Par ailleurs, le climat devient plus humide au XIVe siècle. La voie, peu entretenue disparaît peu à peu.
Le chemin connaît un regain d’intérêt au XVIIIe siècle jusqu’à la construction de la route nouvelle au XIXe siècle.
Entre Luc et Alès, le Chemin français prend le nom de Chemin de Régordane. Il traverse, en effet, la provincia de Regordana, évoquée, en 1323, dans un acte du château de Portes, qui s'étend entre Alès, en Cévennes, Chamborigaud, Pradelles et Largentière. Régordane, dérivé de gord, gourd, racine d'un usage fréquent dans le pays, désigne à merveille, les vallées profondes que traverse ce chemin.
Le tracé naturel du Chemin de Régordane correspond à la faille ouverte, à basse altitude, dans la longue barrière formée par le Mont Lozère et le chaînon du Mas de l'Aire, au sud de Villefort. Les nombreuses sources qui la ponctuent sont précieuses pour les voyageurs.
Les romains empruntaient sans doute cette voie naturelle pour le transport des métaux. Mais, c'est, après le partage de l'empire carolingien, qu'elle devint l'axe oriental majeur, reliant l'Ile de France au port de Saint Gilles. La route est tracée sur les hauts-plateaux du Thort, de la Molette et de La Garde-Guérin, taillée dans le schiste sur les pentes de la vallée la Cèze.
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